des hypocrites, des gens faux et fashion qui gravitent autour de vous, des blondes qui vous balancent des regards noirs, des règlements intérieurs illogiques, de la mode et de ses adeptes, des filles de 14 ans qui se prennent pour des putes, de l'argent et de la fin du monde annoncée pour le 21 décembre 2012, des critères de notation du Bac, des fumeurs, de la grippe A, de Sarkozy, du fossé des générations, des fautes d'orthographe en T°L, des mensonges, des princes charmants qui préfèrent les blondes citées plus haut, de la place infime qu'accordent les gens aux choses importantes de la vie, marre des Malabars, de l'indifférence, de l'intolérance, d'être pris pour des enfants ou des adultes, mais jamais pour ce que l'on est, des conseils d'orientation, des chaînes qui promettent onze ans de malheur en amour, de Facebook, de la folie autour de Twilight, des rêves et des étreintes brisées, de la beauté injuste de Penelope Cruz et Keira Knightley, du rythme cardiaque qui s'accélère en cours de latin, de l'acné, du maquillage et des talons aiguilles, de Miley Cyrus & autres "stars" made in Disneyworld, du foot, du gaspillage incessant, de la destruction du Conservatoire, du capitalisme et de la technoscience qui fait de l'homme un objet, du nuage de fumée à la sortie du Ponc', de la surveillance constante à l'intérieur, de pas savoir ce qu'il y a après, de bientôt devoir quitter l'enfance, de jamais avoir assez de temps, de zoner sur Msn alors qu'il y a cet exo d'allemand à faire, des portables dernier cri qui ne savent plus téléphoner, des pubs qui clament 'envoie JTM au 81212', des commérages et autres méchancetés dont le lycée est le royaume, des magazines stupides soi-disant "féminins" qu'on peut pas s'empêcher de lire quand même, de la paranoïa de la minceur, de Paris Hilton et toutes celles qui l'imitent, de l'imagination incroyable des marques pour nous vendre n'importe quoi, de Poison la Reine du Lycée et de son club de bourges, des paperasses multiples et obligatoires dès qu'on veut faire quelque chose qui sort du train-train quotidien, du bus bondé le soir à 17h, de la nécessité d'affirmer son appartenance aux gens normaux, c'est-à-dire aux rangs des clones-et-fiers-de-l'être, de la crise, des "filières bouchées" et des préjugés sur les L, des promesses jamais tenues, des amitiés disparues, des traces de larmes sur la guitare, des enseignes au néon inutiles allumées toute la nuit pour personne, des emmerdes en général et de la société en particulier ;
alors vous saurez ce qu'être adolescent veut dire.
