On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans. Rimbaud.o4.11.1992

On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans. Rimbaud.o4.11.1992

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 04:27

Transcendances d'adolescence ..

Transcendances d'adolescence ..

On milite pour la planète en portant des Converse ;
On adore l'anglais mais on est en euro allemand ;
On a hâte de grandir et on connaît par coeur Disney ;
On rêve de l'amour sans jamais le trouver ;
On voudrait rester à jamais des enfants ;
On se maquille sans talons hauts ;
On révise pour le Bac mais on craint la philo ;
On trouve que vingt-cinq ans c'est vieux ;
On veut une voiture sans avoir le permis ;
On fout rien et on réussit tout ;
On fout tout et on réussit rien ;
On lit Stefan Zweig et Girls! ;
On se croit originaux en étant des clones de la mode ;
On n'aime pas la cantine mais on va au rab' ;
On rêve de tout lâcher et de réussir sa vie ;
On est entre deux âges, ni vraiment l'un ou l'autre.

# Posté le mercredi 14 octobre 2009 11:25

Modifié le samedi 17 octobre 2009 08:45

N ' O U B L I E P A S Q U I T U E S *

N ' O U B L I E P A S Q U I T U E S *
"Dis, Jack, il y a une question que j'aimerais te poser...
- Hum ?
- Dans cette histoire, c'est toi ou moi qui attire les ennuis comme un aimant ?"

The Ocean's Daughter, P.Bock, 2oo6____


Il se trouve que Peter n'est pas Peter en ce monde ; mais Jack est bien Jack, et j'ai besoin d'elle par-dessus tout. Pourquoi ? Je n'en ai pas la moindre idée. Je crois qu'au fond, ça n'a pas grande importance... Jack était un mentor pour Lizzie, et le sera toute sa vie ; il est ce qu'elle veut être, il lui a tant appris et a tant à lui apprendre encore ; Jack est le guide dont Lizzie a besoin pour accomplir son destin. Je ne sais pas si je peux avoir l'audace de me présenter comme Lizzie, mais il est une chose dont je suis sûre ; mon destin, ma vie et mes rêves se cachent dans les mots, les livres, la littérature. On m'a dit un jour, il y a si longtemps déjà, que j'avais un don pour l'écriture. Un don, ça veut dire quoi ? Un cadeau du destin, un domaine de prédilection, quelque chose en lequel on croit et qu'on aime par-dessus tout ? Peuttre bien, oui. Mais ce simple mot, 'destin', me fait peur ; c'est une fatali, on ne peut le combattre, c'est l'avenir tout entier, avec son lot de désillusions et d'incertitudes. Dans le chaos de l'adolescence, peut-être que celui que je croyais être Peter n'aura été là que pour m'ouvrir les yeux ; car enfin, sans lui je n'avais pas réellement soupçonné l'existence de ce Jack, ce mentor rêvé. Et pourtant, il était là, et pas un instant il (elle !) n'a douté de moi. Le monde de la littérature est bien trop vaste pour que je puisse l'explorer seule. Elle a guidé mes premiers pas sur ce chemin, mes premiers mots parfois aussi ; et après ceux de Lizzie sont venus ceux de Haven. Il en faut, du courage, pour prendre la plume ; et plus encore pour confier tout un monde, né de son seul coeur, à d'autres. Puis est venu le temps de s'envoler un peu, et en un petit battement je quittai ma bien-aimée Première Aile. A présent, c'est l'impression continue d'être sur une piste d'envol et de prendre de la vitesse, chaque jour un peu plus. De s'envoler dans un horizon proche soudain, et puis morte de peur. Terminale, terminus ! Mais elle, "Jack", est encore là, un peu, parfois, en de rares occasions qui, si elles ne sont que des secondes, font chaud au coeur et redonnent espoir. Je crois, je souhaite, j'espère qu'elle sera là, toujours, qu'elle ne m'oubliera pas ; que bien après mon envol elle sera encore mon mentor, qu'elle continuera à me guider un peu.
Et envers et contre tout, j'espère qu'il viendra un jour où, à travers mes mots, elle sera fière de moi.


"Tu m'as oublié. Tu m'as oublié en oubliant qui tu étais.
Regarde en toi, Simba. Tu vaux mieux que ce que tu es devenu.
Il te faut reprendre ta place dans le cycle de la vie.
N'oublie pas qui tu es, tu es mon fils, et c'est toi le roi.
N'oublie pas qui tu es, n'oublie pas, n'oublie pas."

# Posté le lundi 28 septembre 2009 15:27

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 08:19

.

Bosser. Ne rien faire d'autre. Bosser. Apprendre. Méthodologie. Commentaire. Dialectique. Bosser. Dissertation. Bac. Bac. Bac. Bosser. Lire, relire, rerelire les quatres mêmes bouquins une année durant. Lundi 8h - 19h. Travailler. Temps maussade, froid, gris. C'est quoi l'été ? Interro surprise. Cinq minutes pour faire taire une Terminale, quel exploit ! Bosser. Bosser. Lire tout le manuel de philo. Ne pas tenter de comprendre. Bosser. Ecouter. Ne dessine pas. Ecouter. N'écris pas Haven. Bosser. Ne pas parler. Bosser. Ne pas rigoler. On n'est plus là pour rigoler. La Première c'est fini. Ne pas penser. Ne pas respirer. Prendre des notes. Deux copies doubles en deux heures. Ne pas lever les yeux de sa feuille. Une demi-heure pour manger. Bosser. Préparer le Bac. S'y prendre à l'avance. Il faut travailler. Chez soi. Tout seul. Bosser. Arrête Haven. Ne pas faire théâtre. Conscience et sujet. Travailler. Stress. Montrer son carnet chaque matin au pion qui te laisse entrer un par un alors qu'on est 300 à vouloir passer. Il fait froid. Pas de portable dans les couloirs. Bosser. Vous viendrez me voir à la fin de l'heure. Vous êtes grands maintenant, on devrait pas avoir à vous dire ça. Carnet ! Bosser. Annales. Fiches Bac. Ne pas l'aimer. Surtout pas Lui. L'oublier. Rentrer crevée. Bosser. Pleurer chaque soir. Bosser. Regretter l'enfance. C'est trop tard.
C'est terminé.


"La vie, c'est quand, en une seconde, tout devient bien pire...
ou bien meilleur."

# Posté le jeudi 17 septembre 2009 14:13

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 08:11

Liaisons Dangereuses .

Liaisons Dangereuses .

____Je mettrais ma plus belle toilette et me poudrerais la gorge ; tu descendrais de ton carosse et je ferais la révérence. Alors nous parlerions de choses sans importance le long des allées du jardin ; tu déclamerais du Molière aussi bien que le dramaturge lui-même et je rirais de tes plaisanteries.
Je te ferais la confidence de l'écriture de mes romans ; tu m'apprendrais ton rêve d'intégrer une troupe de théâtre, et par ces secrets nous serions tous deux compromis.
____Puis mon éminente Préceptrice et mentor nous surprendrait ; déçue par notre conduite, elle te marierait à la Marquise de Lune Divine et je pourrirais au Couvent jusqu'à la fin de mes jours.



La littérature m'inspire..
____

# Posté le mercredi 02 septembre 2009 14:14

Modifié le samedi 12 septembre 2009 06:03